Découvrons l’histoire de notre quartier de Chantereine
Quartier situé au nord-est de la commune, dans un secteur calme, verdoyant et constitué maintenant de plusieurs lotissements, le quartier de Chantereine a su au fil du temps préserver son image de village dans la ville.
Le lieu-dit Chantereine figure en 1384 dans la déclaration du temporel de l’Abbaye de Chelles, comme une place, avec une ferme et 165 arpents de terre (environ 55 hectares) et qui, dépendent de l’abbaye de Chelles.
Sur la carte des environs de Paris de l’Abbé de la Grive, Chantereine vers 1740 s’écrivait Chanteraine appelant son étymologie, lieu où chantaient et vivaient jadis les rainettes (petites grenouilles) car à côté de la ferme appartenant alors à l’abbaye, se trouvait une grande mare qui n’a été comblée que vers 1960, le long du ru de Chantereine. Au fil des ans le « A » fut remplacé par le « E ». Aujourd’hui, cette ferme n’existe plus.
Avant la Première Guerre mondiale, il n’existait à Chantereine aucune construction. C’est en 1913 que des employés de la ville de Paris et de la Préfecture de la Seine ont l’idée de créer le lotissement qui est à l’origine du futur quartier chellois. L’acquisition des terrains étant faite, la Société en Participation se constitue en Société Anonyme et s’appelle désormais « Chacun son Toit ». La répartition des 540 lots a lieu par tirage au sort en juin 1914.
En juillet 1916, on prévoit la construction de cinq puits pour l’eau potable et progressivement les lots sont clôturés. A partir de cette date, le lotissement prend le nom de Chantereine. Des constructions individuelles vont alors pousser au fur à mesure des changements de propriétaires et les petites maisons des années 1930 sont agrandies ou remplacées par les habitations plus modernes.
C’est grâce à la loi Sarraut et à l’énergie d’Émile Guerry, président de l’association syndicale ‘‘Chacun son Toit’’ que notre quartier ancien est équipé en eau, gaz, électricité, égouts d’eaux pluviales, trottoirs et goudronnage des rues, platanes et tilleuls entre 1931 et 1935.
Une grande fête populaire de Chantereine a lieu la première fois le 24 août 1930. Pour dynamiser la vie du quartier, un vrai Comité des Fêtes de Chantereine se constitue en 1936. Face à son succès, la décision est prise de fixer cette fête au 15 août de chaque année (elle a existé jusqu’en 1967). Le comité des fêtes sera dissous en mai 1971.
Pendant la guerre 39/45, à Chantereine, la défense passive s’organise et 27 maisons ayant des sous-sols sont répertoriés comme étant 27 abris anti aériens : rue Ingres (n°11), rue Lamartine (n°15 et 28), Avenue Pierre Curie (n°2,30,55 et 60), rue Racine (n°9 et 35), rue du Panorama (n°7, 17,37,46,54 et 76), rue Nobel (n°7, 30 et 71) , rue Estienne (n°42 et 73), rue Albert Sarraut (n°65), rue Laurent Mermet (n°5,13,15, 46 et 56), rue Deslandes (n°15) et avenue Firmin Bidard (n°22).
Le 11 octobre 1950 liquidation de l’association Syndicale dont les liquidateurs sont Messieurs Bidard, Seguin et Trébosc.
Au début des années 1960, les maisons « Castors » de la rue Henrion voient le jour dans notre quartier. 12 propriétaires vont travailler à la construction de 12 maisons. Tout le monde doit œuvrer 52 heures par mois sous l’œil attentif d’un architecte de Chelles et de professionnels du bâtiment. Les maisons terminées, l’attribution de chaque maison se fait par tirage au sort.
De la période contemporaine, on notera, entre autres :
- l’apparition de « l’eau de Chantereine » dont le forage se trouve à la limite de Brou et Chelles,
- la construction des HLM de la rue Turgot en 1959/1961,
- la chapelle Saint Paul construite en 1960 à côté de la Place des Fêtes,
- la clinique de Brou sur Chantereine en 1960 (aujourd’hui hôpital privé de Marne et Chantereine),
- la pharmacie (aujourd’hui disparue),
- le marché couvert en 1966 qui fonctionnera pendant dix années,
- les écoles maternelles et primaires,
- les liaisons avec le centre ville via les transports urbains Chellois,
- la construction du collège Beau Soleil en 1977, etc.
Notre Chantereine d’aujourd’hui est composé du quartier ancien auquel se sont ajoutés différents hameaux après 1980 :
- Le hameau du Coudray,
- Le hameau des Vallières,
- La Zac de la Fontaine,
- Le Bois l’Evêque 1,
- Le Bois l’Evêque 2,
- Le Vieux Colombier, concerne l’école du Vieux Colombier